Les bénéfices de votre entreprise sont imposables. Selon la forme juridique de votre entreprise, ses bénéfices peuvent être soumis soit à l’impôt sur le revenu (IR) soit à l’impôt sur les sociétés (IS).

IS
L’imposition à l’IS, c’est la société en tant que personne morale qui est redevable de l’impôt.
IR
L’imposition dite “à l’IR” permet de faire supporter l'impôt directement entre les mains des associés et non pas, par la société directement. Ce sont donc les associés qui paient l’impôt. La société en elle-même n’est pas redevable de l’impôt.

Généralités sur l’IR et l’IS

L’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés sont les deux modes d’imposition auxquels sont soumises les entreprises. Précisément, il s’agit des modalités de calcul de l’impôt et de détermination du revenu imposable et du taux d’imposition.

L’IR est un impôt direct prélevé sur l’ensemble des revenus perçus par les personnes physiques, c’est-à-dire les salaires, les revenus financiers, etc. En ce qui concerne l’IS, encore appelé impôt sur les bénéfices, il est une taxe prélevée sur le résultat annuel des entreprises.

“Si les revenus de votre foyer sont faibles : le barème de l’IR est progressif et le taux d’imposition varie de 0% à 45%. À l’inverse, le taux de l'IS est fixe et s'élève à 25%, avec la possibilité de profiter d’un taux réduit de 15% pour les 42.500 premiers euros de bénéfices. Si votre taux d’imposition personnel est supérieur à 25%, il est alors souvent judicieux d’opter pour l'IS.”

Quelle différence entre Impôt sur le Revenu (IR) et Impôt sur les Sociétés (IS) ?

Les sociétés soumises à l’Impôt sur le Revenu (IR) sont appelées « sociétés de personnes ». Elles ne sont pas redevables d’une imposition propre.

Ce sont les associés qui acquittent l’impôt selon la quote-part qui leur revient sur le résultat imposable de la société. Les sociétés soumises à l’Impôt sur les Sociétés (IS) sont dites « opaques ». Elles sont elles-mêmes redevables d’un impôt (l’impôt sur les sociétés) sur la base de leur résultat imposable.

Les associés quant à eux sont également soumis à un impôt (impôt sur le revenu, prélèvement sur dividende) selon leur pouvoir au sein de la société (associé et/ou représentant légal de la société).

“Si votre entreprise risque d’être déficitaire au début de son activité : dans cette situation, le choix de l’IR peut être intéressant si vous avez par ailleurs d’autres revenus imposables. En effet, les pertes liées à l’activité peuvent directement être imputées sur le revenu global du foyer fiscal, c’est-à-dire sur les revenus du conjoint ou encore sur les revenus fonciers. Le déficit de la société viendra donc diminuer le montant de l’impôt sur le revenu. Si votre société est tout de même imposée à l'IS, sachez que les pertes sont reportables sur les bénéfices des 10 prochaines années.”

Les sociétés soumises à l’IR

Les sociétés soumises à l’IR sur option et sous certaines conditions

“Si vous souhaitez profiter du régime micro-entrepreneur : dans cette hypothèse, la question ne se pose pas, car la possibilité de bénéficier du régime fiscal du micro-entrepreneur est uniquement possible en cas d’imposition à l’IR.”

Les sociétés soumises à l’IS

Les sociétés soumises à l’IS sur option et sous certaines conditions

“Si vous êtes dirigeant et associé de votre société et vous versez une rémunération significative : le fait d’opter pour l’IS peut être opportun, car la rémunération que vous allez vous verser pour vos fonctions de dirigeant sera directement déductible du résultat imposable de votre société. Le montant de l’IS à payer sera donc plus faible.”

Comment fonctionne l’imposition d’une société à l’IS ?

Si la société est assujettie à l’IS, elle paie chaque année des impôts sur les bénéfices nets qu’elle réalise. L’entrepreneur sera personnellement imposé :

  • uniquement sur les rémunérations (en tant que dirigeant) ;
  • et/ou les dividendes (en tant qu’associé) perçus. 

C’est ce principe qui s’applique en matière de fiscalité d’une SASU (et de SAS) par exemple.

Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 25 %. Toutefois, un taux réduit de 15 % a vocation à s’appliquer pour les premiers 42.500 € de bénéfices nets si l’entreprise est considérée comme une PME. Pour cela, elle doit réunir les conditions suivantes : 

  • son chiffre d’affaires hors taxe doit être inférieur à 10 millions d’euros ;
  • son capital doit être entièrement reversé et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou par une société appliquant ce critère).

Le calcul de l’IS est alors relativement simple : Montant de l’IS = bénéfices nets x 0,25

Ou bien si le taux réduit s’applique : Montant de l’IS pour les PME = bénéfices nets jusqu’à 42.500€ x 0,25.

Suite à la clôture de son exercice comptable, l’entreprise doit procéder à sa déclaration de résultat. La date d’envoi de la déclaration dépend de la date de clôture de l’exercice : 

  • si l’exercice est clôturé le 31 décembre N -1, la déclaration doit être faite au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l’année N ;
  • si l’exercice est clos entre janvier et novembre, le dépôt de la déclaration doit avoir lieu au plus tard dans les 3 mois suivant la clôture de l’exercice.

Concernant le paiement de l’impôt sur les sociétés, il se fait sous la forme de 4 acomptes puis le solde doit être régularisé si besoin.

Comment fonctionne l’imposition d’une société à l’IR ?

Lorsqu’une société est soumise à l’IR, seuls les associés sont imposables en leurs noms personnels en fonction du capital qu’ils détiennent. Par conséquent, l’entreprise n’a pas à déclarer son résultat, ni à régler d’impôt. 

C’est ce principe qui s’applique en matière d’imposition des SCI entre autres. 

La déclaration des bénéfices réalisés par l’entreprise doit être réalisée par chaque associé au moment de sa déclaration de revenus. Chacun déclare la quote-part des bénéfices correspondant à la quote-part du capital social qu’il détient.

Par exemple, si l’associé détient 10 % du capital social, il déclare 10 % des bénéfices de l’entreprise.

En fonction de la nature de l’activité exercée par l’entreprise, les bénéfices seront imposés dans la catégorie des BIC, des BNC ou des bénéfices agricoles.

Pour ce qui est du taux applicable, cela va dépendre de la situation personnelle de l’entrepreneur ou de chaque associé. En effet, le calcul de l’impôt sur le revenu varie en fonction du nombre d’enfants, etc.

Dans tous les cas, le calcul de l’IR est soumis au barème progressif par tranche. 

Comment changer de régime d’imposition ?

Lorsque le statut juridique de l’entreprise le permet, il est possible de changer de régime d’imposition et ainsi passer de l’IR à l’IS ou inversement.

Passer de l’IR à l’IS

Les entreprises qui sont en principe imposées à l’IR peuvent opter pour l’IS si elles le souhaitent.

Pour passer de l’IR à l’IS, l’entreprise doit notifier sa décision auprès du service des impôts des entreprises (SIE) : 

  • dans les trois premiers mois de la date d’ouverture de l’exercice à compter duquel elle s’applique, lorsque la société avait opté temporairement pour l’IR (5 exercices maximum),
  • avant la date d’ouverture du premier exercice auquel elle s’applique, lorsque la société est une SARL de famille et qu’elle avait opté pour l’IR (sans limitation de durée).

“Attention : une fois l’option pour l’IS exercée, la décision est irrévocable.”

Passer de l’IS à l’IR

Certaines entreprises imposées par défaut à l’IS ont la possibilité d’opter pour l’IR pour les 5 premiers exercices comptables uniquement.

Pour pouvoir opter pour l’IR pour ces premières années d’existence, l’entreprise doit respecter les conditions suivantes : 

  • Elle exerce à titre principal une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, sauf la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier.
  • Elle n’est pas être cotée en bourse.
  • Elle compte moins de 50 salariés.
  • Son chiffre d’affaires annuel ou son bilan total est inférieur à 10 millions d’euros.
  • Elle est créée depuis moins de 5 ans au moment où elle demande l’imposition sur le revenu.
  • Les droits de vote et le capital doivent être détenus à au moins 50 % par une ou plusieurs personnes physiques.
  • Et les droits de vote et le capital doivent être détenus à au moins 34 % par une ou plusieurs des personnes suivantes : le président, le directeur général, le président du conseil de surveillance, un membre du directoire ou le gérant.

La décision d’opter pour l’IR doit être prise à l’unanimité des associés.

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