Dans un premier temps, le bilan comptable est un document comptable obligatoire pour les sociétés, qui fait état du patrimoine de ces dernières à un instant T dans le cadre de sa tenue comptable.
Il est composé de deux parties, l’actif et le passif, qui doivent absolument être équilibrées (la somme de chaque partie doit être égale à l’autre).
Qu’est-ce qu’une immobilisation comptable ?
Les biens immobilisables (ou actifs immobilisés) sont les biens détenus et utilisés par le professionnel dans le cadre de son activité pendant plus d’un an. En effet, le plan comptable général les considère comme les biens ou actifs dont l’utilisation s’étend au-delà de l’exercice en cours. Ils permettent à l’entreprise de gagner de l’argent ou lui permettent de fonctionner normalement.
“Pour qu’une immobilisation soit amortissable, son montant doit être supérieur à 500 € hors taxe.”
Les trois catégories d’immobilisations comptables
Les immobilisations corporelles (compte de la classe 21)
Tous les biens physiques, que l’on peut toucher, comme les véhicules, les locaux ou encore les équipements.
Les immobilisations incorporelles (compte de la classe 20)
Les biens immatériels qui n’ont pas de substance physique. On retrouve notamment les brevets, les licences, les marques, les logiciels ou encore les fonds de commerce
Les immobilisations financières (compte de la classe 26 et 27)
Les biens immatériels financiers. Comme les titres de participation, les prêts accordés à d’autres entreprises, etc.
“le Plan comptable général (PCG) précise qu’une immobilisation corporelle peut aussi être louée à des tiers. ”
À quoi servent les immobilisations comptables ?
Les immobilisations sont un élément clé du bilan d’une entreprise et ont une importance cruciale pour sa performance financière.
Tout d’abord, elles permettent à une entreprise de générer des revenus à long terme.
Les immobilisations peuvent aider une entreprise à améliorer son efficacité opérationnelle. Par exemple, l’achat d’équipements plus modernes et plus efficaces peut réduire les coûts de production et augmenter la productivité, ce qui peut se traduire par une augmentation des bénéfices.
De plus, les immobilisations peuvent être utilisées comme garantie pour obtenir un financement supplémentaire si nécessaire.
Enfin, les immobilisations peuvent aussi jouer un rôle important dans la gestion fiscale de l’entreprise. Les entreprises peuvent bénéficier de déductions fiscales pour les immobilisations afin de réduire leur impôt sur le revenu.
Ne pas confondre : immobilisations et stocks.
En effet, les stocks sont destinés soit à être revendus par l’entreprise, soit à être entièrement consommés au cours de l’activité de production. Les immobilisations sont, quant à elles, destinées à être conservées sur une longue durée par l’entreprise, au moins plusieurs exercices comptables. Il s’agit d’une utilisation durable.
Amortissement comptable des immobilisations
L’amortissement comptable d’un investissement d’entreprise consiste à étaler son coût d’acquisition sur sa durée d’utilisation. Ainsi, au titre de chaque exercice, une quote-part du coût de chaque acquisition non amorties en totalité est déduite du résultat comptable.
Toutefois, certaines immobilisations ne peuvent pas être amorties. Il en est ainsi pour les terrains et les immobilisations financières par exemple.
En fonction de l’immobilisation, une durée d’utilisation est retenue pour le calcul des amortissements. Les durées couramment utilisées sont les suivantes :
- 20 à 50 ans pour les immeubles,
- 10 à 20 ans pour l’agencement et les installations,
- 5 à 10 ans pour les machines industrielles et les gros outillages,
- 4 à 5 ans pour les véhicules,
- 5 à 10 ans pour le mobilier de bureau,
- 3 ans pour le matériel informatique.
“Les immobilisations sont des investissements durables qui augmentent le patrimoine de l'entreprise et jouent un rôle essentiel dans son fonctionnement et sa rentabilité à long terme.”
Emmanuel Rousselin, Expert-comptable fiscaliste Tweet
“Le bilan comptable est un document comptable obligatoire pour les sociétés, qui fait état du patrimoine de ces dernières dans le cadre de sa tenue comptable. Il est composé de deux parties, l’actif et le passif, qui doivent absolument être équilibrées (la somme de chaque partie doit être égale à l’autre). Le passif est un état des lieux des ressources financières de l’entreprise. Il comprend les ressources internes et externes, autrement dit les capitaux propres (les ressources internes) et les dettes (les ressources externes). On dit que le passif a une valeur économique négative pour l’entreprise. L’actif indique comment l’entreprise utilise les ressources dont elle dispose. Il recense l’ensemble des biens et droits détenus par l’entreprise à une date donnée : brevets, logiciels, licences, constructions, fonds de commerce, matériel, stock, trésorerie, créances clients, etc. Présenté dans un ordre de liquidité croissant, il figure dans la colonne de gauche du bilan. On dit qu’il a une valeur positive, car il s’agit de ce que possède concrètement l’entreprise.”